
[ Mythology ]
Emilie Lemardeley's works are most often named after figures from Greco-Roman mythology—Dionysos, Dryads, Adamas, Posidoni. These references do not seek to illustrate ancient myths, but to enter into dialogue with what they continue to embody today: emotional archetypes, foundational narratives that speak of life, its excesses, its losses, and its endless capacity for renewal.
Within this perspective, myth becomes a way of exploring the intensities of human experience. Myths do not simply describe emotions; they reveal their inner dynamics, their thresholds, their transformations. They give form to what resists fixity—to what trembles, shifts, and continually becomes otherwise.
Myths propose a fluid ontology. Being is never fixed, never isolated. It flows, extends itself, and unfolds through other forms—human, animal, vegetal—revealing a profound continuity across all expressions of life. Transformation is not an accident of existence, but one of its fundamental conditions.
Emilie Lemardeley's works seek to inhabit this space of passage. They make visible the interconnectedness of living forms and the continuity of the forces that move through them. Light becomes flow. Matter becomes process. The object becomes relation.
To revisit these narratives is to understand life as an uninterrupted movement of growth, transformation, and renewal. It is to affirm that every form is provisional, and that existence itself is a shared becoming: a circulation of forces that connects beings far beyond their apparent boundaries.
Les œuvres d'Émilie Lemardeley sont le plus souvent nommées d'après des figures de la mythologie gréco-romaine — Dionysos, Dryades, Adamas, Posidoni. Ces références ne cherchent pas à illustrer les mythes antiques, mais à entrer en dialogue avec ce qu'ils continuent d'incarner aujourd'hui : des archétypes émotionnels, des récits fondateurs qui parlent de la vie, de ses excès, de ses pertes, et de sa capacité infinie de renouvellement.
Dans cette perspective, le mythe devient une manière d'explorer les intensités de l'expérience humaine. Les mythes ne se contentent pas de décrire des émotions ; ils en révèlent la dynamique intime, les seuils, les transformations. Ils donnent forme à ce qui résiste à la fixation — à ce qui tremble, se déplace et ne cesse de devenir autre.
Les mythes proposent une ontologie fluide. L'être n'est jamais fixé, jamais isolé. Il coule, s'étend et se déploie à travers d'autres formes — humaines, animales, végétales — révélant une profonde continuité entre toutes les expressions du vivant. La transformation n'est pas un accident de l'existence, mais l'une de ses conditions fondamentales.
Les œuvres d'Émilie Lemardeley cherchent à habiter cet espace de passage. Elles rendent visible l'interconnexion des formes vivantes et la continuité des forces qui les traversent. La lumière devient flux. La matière devient processus. L'objet devient relation.
Revisiter ces récits, c'est comprendre la vie comme un mouvement ininterrompu de croissance, de transformation et de renouvellement. C'est affirmer que toute forme est provisoire, et que l'existence elle-même est un devenir partagé : une circulation de forces qui relie les êtres bien au-delà de leurs frontières apparentes.